Les bras, ça sert à quoi ?

Mis à part à manger du chocolat ? 

Prendre un enfant dans les bras nous paraît l’acte le plus simple et le plus instinctif. Pleur = problème = bras + ben alors mon boubou ?

Et pourtant tata Monique en visite pour le week end nous met en garde : pouloulou t’es pas sortie de l’auberge, tu vas l’habituer aux Bras, il doit un peu rester seul, laisse le dans sa chambre ! 

Ben non désolée Monique, t’as tout faux. 

Voilà ce qu’apportent des bras à un enfant, quelle que soit la cause des pleurs/geignements/regards implorants.

Le 1èr truc tout con, c’est le balancement très agréable que ça procure, dans n’importe quels bras. Imaginez vous bercé dans un hamac moelleux, en train de siroter un mojito, une douce musique tahitienne dans les oreilles. Et tout d’un coup ça s’arrête, on vous met par terre sans aucune raison valable à vos yeux. 

Tout le monde aime sentir son corps bouger,  n’êtes vous pas en ce moment en train de remuer un pied, de jouer avec un stylo ou de vous entortiller une mèche de cheveux ? 

Il y a évidemment le sentiment de sécurité : dans les bras de la personne que j’aime, rien ne peut m’arriver, je suis protégé. Peut être que tata Monique et tonton Gérard ne sont plus dans ce cas, mais nous on aime bien se coller à notre compagnon/compagne quand un truc cloche dans notre vie (et quand nos pieds sont froids).

À hauteur de bras, l’enfant voit le monde comme nous. 

Hé maman montre moi ce que tu fais à bouffer ! Et c’est quoi ce truc sur l’étagère ? Et attend tes cheveux ils sont trop beaux ! Je veux voir les drôles de dents de papa !

Il bénéficie de tout l’enseignement social d’une conversation en face à face : micro expressions, intonations, proximité plus ou moins intime … c’est un peu un kit de départ pour une vie sociale épanouissante. 

Donc chère tata, je vais l’habituer certes. L’habituer à la sécurité, au bien être, à sentir son corps, à mon amour inconditionnel.

Cette notion de bras est particulièrement chère à mon cœur car mon tout doux est né par césarienne, durant laquelle la mère est placée les bras en croix (message de service à mes co internes d’anesthésie à la caisse 3 : y a pas moyen de faire autrement que de crucifier les mères ?), et ne peut pas toucher son enfant avec ses bras pendant plusieurs minutes. Attendez vous à ce que la problématique de la césarienne revienne souvent par ici.

Et en fait c’est fastoche de faire pipi avec un koala sur l’épaule. 

4 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Oh la la tout à fait d’accord avec toi !!!! J’ai laissé beaucoup pleurer Leelou car on m’avait dit de ne pas trop la garder dans les bras …. Bref pour Noé j’ai fait tout l’inverse et j’ai vu le changement, c’était un bébé moins angoissé, plus calme…..

    Aimé par 1 personne

    1. docteurdoudou dit :

      C’est terrible ces mauvais conseils …

      J'aime

  2. Chris Telle dit :

    J’adore cet article merci ! Pour la césarienne je me suis toujours demandée pourquoi les bras étaient Comme ca aussi 🤔🤔🤔 je ne l’ai pas vécu … Mais jai souvent imaginé la douleur de ne pas prendre mon bebe dans les bras après sa naissance … merci pour l’image avec le mojito j’ai adoré hiiii

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s