Rien ne s’oppose à la nuit 

Cette nuit qui est la mienne depuis plus de 15 mois, cette nuit où nous sommes proches, pour toi mais aussi pour nous. 

Où parfois chaque minute de sommeil, tantôt plus léger qu’une plume, tantôt aussi lourd qu’un radeau malmené par les flots, compte comme des heures du sommeil d’avant.

Avant ta venue, avant nos bras entremêlés, les mots d’amour chuchotés, les infinies caresses de tes petits doigts, ma présence indéfectible, ton besoin indestructible, auquel je répondrai jusqu’à ce que mes forces m’abandonnent. 

Et c’est le cas parfois, c’est dur, si dur, quand à défaut de sommeil je me contente de fermer les yeux pour laisser couler les larmes et filer les minutes et la raison, quand la fatigue se transforme en folie. 

Je ne sais plus qui je suis, où nous sommes. As tu vraiment besoin de nous à ce point ? Vais je tenir demain, cette semaine, cette année ? 

Je suis incapable de répondre à ces questions, je veux être le roc que tu as fait de moi en venant au monde.

Et un temps viendra, ce sera moi, fanée et flétrie qui aura besoin de tes bras et de ta tendresse. Cette infinie tendresse qui éclot chaque nuit quand tu as besoin de moi, je te laisse t’en nourrir, et je sais que tu me montres ainsi que tu m’aimes. 

Mon petit, mon tout doux, mon chéri.

Je t’aime aussi.

Ta maman.

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