Comment je suis tombée dans la marmite du maternage proximal.

On ne se connaît pas très bien mais il faut que je vous dise tout de suite que rien ne me prédestinait à être une mère aussi investie dans sa mission de mère lionne/louve/le mammifère que vous préférez et qui fait graou. Je n’ai jamais été attirée par les humains de moins d’1 mètre 10 (désolée passe-partout), le rayon layette m’a toujours laissée pantoise (ah oui 35€ le machin rose, quand même), la présence d’enfant dans mon wagon de train provoquait en moi un profond désespoir (et merde … encore un môme). Seuls certains DA pour enfants trouvaient grâce à mes yeux (genre je chiale à la 8eme minute de La Haut et je fais avance rapide quand muffassa … stop, vous savez).

Bon et puis un jour, après rencontre torride, vie de couple et mariage de rêve et quelques années passées en vitesse lumière, nous avons eu notre petit garçon, mon tout doux. 

Comme toute primipare qui se respecte, mes idées sur le package maternité+parentalité+éducation étaient on ne peut plus traditionnelles.

Tout a commencé avec ma décision d’allaiter. Je savais déjà que je voulais donner le sein, surtout pour l’aspect nutritionnel de la chose et après avoir été effarée par la compo d’une boîte de lait en poudre (de la taurine ? Seriously ?). Ma conseillère en lactation rencontrée à la maternité s’était rapidement aperçue qu’elle prêchait une convaincue et avait abordé la question de poursuivre l’allaitement à la reprise du travail. Mon tout doux dormait dans un berceau à côté de notre lit, j’avais envisagé de le passer progressivement dans sa chambre si jolie, sublimation de notre couvade. Or continuer à allaiter un nourrisson en travaillant implique qu’il tète davantage la nuit. Ce qu’il s’applique toujours à bien faire à ce jour. Le sommeil partagé, au départ question de production laitière et de survie (n’ayons pas peur des mots) a muté en un profond sentiment de proximité avec notre petit, nous étions (et sommes toujours) dans notre terrier au sens noble du terme. Le chat puis le chien font partie de l’expérience evidemment : 1 ronflement, 4 possibilités.

Il y a eu ensuite la découverte du portage. Après avoir acheté la poussette de compète la plus chère d’orchestra, sinon c’est pas drôle. J’ai modestement commencé par une écharpe extensible pour nouveau né, motivée par la consultation pluri quotidienne de blogs de puériculture. Puis un préformé pour le papa, un sling car il fait chaud, un mid tai (porte bébé chinois, je suis multiculturelle) et surtout abandon pur et simple de la poussette au fond du coffre de la voiture (enfin je crois).

Le surf intensif sur les vagues du réseau de la parentalité m’a aussi fait découvrir la grande notion de parentalité positive, les immenses catherine, Isabelle et charlotte. Je pense que si vous me lisez, ces valeurs sont de près ou de loin les votres également. Les résultats sur la génération d’adultes ayant été élevés ainsi, dans les pays nordiques notamment, sont bluffants. 

Nous avons poursuivi dans la lignée des trucs de parents chelous avec la DME, l’allaitement long, les endormissements au sein, ma phobie du biberon.

Tout doux n’a que 15 mois et je suis avide de poursuivre dans cette voie, qui m’a permis de porter un nouveau regard sur l’enfant et l’homme en général. Rien que ça.

Je remercie ma conseillère en lactation, la suède, mon mari et mon tout doux. 

Continue à me guider, je te suis.

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