Pourquoi Bébé pleure : la liste noire

On a tous en tête la fameuse liste distillée sous toutes ces formes par magic maman et autres sites, plus ou moins bienveillants.

Des petites cases que l’on coche et qui nous permettent d’éliminer une à une les causes de pleurs d’un nourrisson.

La faim, la soif.

La couche souillée.

Le froid ou le chaud.

L’inconfort, la douleur.

Et une fois qu on a tout vérifié et que notre chérubin pleure toujours, dernière option : la fatigue. Ah ben ça tombe bien dis donc, ça fait 3 heures que j’essaye de l’endormir et IL VEUT PAS.

Bon en vrai y a plein de choses qui se passent dans le corps et le cerveau d’un minidoux. Ce n’est pas qu’un estomac à remplir, des fesses à torcher (aussi mignonnes soient elles), des joues à embrasser.

Voici la vraie liste, sorte de carnet noir élaboré en secret par des instances supérieures ayant pour but de rendre les parents fous, ou juste de préserver les petits d’hommes d’une mort certaine, en un temps où personne ne se posait la question si on devait couper ce putain de cordon et si une mère était esclave de son enfant parce qu’elle répond à ses besoins (lisez entre les lignes : préhistoire, bébé pleure plus de 10 secondes, un jaguar passe par là, toute la tribu y passe).

Le silence

Dans le ventre de sa mère, bébé n’est jamais dans le silence. Il entend les voix, la musique, le cœur de sa maman et même le flux sanguin des artères toutes proches. C’est pour ça que les « bruits blancs » du moteur de la voiture, de l aspirateur ou le fameux CHUCHUCHU sont utiles pour calmer et endormir un tout petit. D’autant plus que cela rappelle le rythme du cœur ou des pas de la maman.

La solitude

L’homme est un animal sociable et ce depuis la vie in utero. Il a besoin de contact humain, d’échanges.

Même si nous apprécions parfois d’être seul pour nous ressourcer ou dormir en étoile de mer, il nous semble impensable de rentrer chez nous et ne pas raconter notre journée de boulot à notre famille, notre chien, notre ficus. Le bébé transmet à l’identique ses émotions, son stress, ses apprentissages, au travers du seul outil de communication qu’il maîtrise : le pleur.

Le besoin de contenance

Vous situez cette phrase « je vais me servir un verre, ça me donne une contenance, à cette soirée où je me sens pas hyper à l’aise » (pour des raisons pas toujours identifiables : des talons trop haut, un ex canon, une dispute au boulot, ou un vague « je me fais chier »).

Voilà vous y êtes.

Après avoir passé 9 mois en apesanteur dans la flotte, bébé se retrouve catapulté dans un monde de gravité, qu’il ne connaît pas, sans repères temporo spatiaux, et sans même situer les contours de son propre corps. Un peu stressant non ? Et quel est le meilleur endroit pour appréhender tout ça : des bras.

Des Bras qui entourent et resserrent, établissent les reliefs des petites jambes et s’appuient sur les petites fesses, offrent un bercement rappelant les pas de maman.

L’empathie

Des le plus jeune âge, on le sait, il existe dans notre cerveau des neurones miroirs qui permettent au bébé de « copier » son entourage et donc de s’adapter à son environnement. Le revers de la médaille, ce sont les émotions, reproduites à l identique, puissance 10000, et qui nous sont balancées dans la tronche bien comme il faut. Il est peut-être trop tôt pour parler d’empathie du nourrisson mais l’esprit y est. Ce rôle d’éponge émotionnelle renvoie bien souvent les parents dans leur retranchements les plus primitifs.

Je suis là maman, tout va bien

J’entends déjà bon nombre de professionnels me rire au nez et crier au scandale.

Mais je crois dur comme fer à cette théorie, que je n’explique pas. Tout comme la mère (ou le père) rassure l’enfant, le tout petit est aussi capable de se réveiller la nuit et de pleurer pour s’assurer que sa mère va bien et lui apporter son réconfort . Ouais bon, pas très productif.

Il est bien difficile d’identifier les besoins d’un bébé et donc la cause de ses pleurs. On navigue à vue, on essaye, on encaisse, on chiale, on se sent pas à la hauteur, on se demande ce qu’on fout là, comment font les autres, et pourquoi (pourquoiii) notre enfant pleure …

Quel que soit le besoin, tant qu’on y répond, tant qu’il se sent entendu et respecté, le bébé continue de s’exprimer car il sait que nous viendrons.

C’est par ce mécanisme que les petits qu’on laisse pleurer pour dormir … se résignent très vite et dorment, effectivement.

Mais à quel prix ? (Suite au prochain épisode)

Parfois d’autres causes nous viennent en tête : allergie ? Body qui gratte ? Otite (la salope) ? Pyjama trop petit (on a coupé tous les pieds des nôtres) ? Turbulette trop chaude ? Couche trop serrée ? Nez bouché (mayde mayde, rhume en préparation) ?

Je vous laisse me donner votre top 10 des causes de pleurs et toutes les astuces bienveillantes utilisables en pratique, à 3h du mat, en sarouel degueu.

3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Serely Yaelle dit :

    Je suis d’accord avec vous sur le pleurs visant à rassurer la mère : « maman je suis vivant! T’angoisse pas maman! ». Des études de neuros avaient démontré que les touts-petits adaptaient leurs réactions à leurs mères, par exemple lorsqu’elles étaient dysfonctionnelles, du coup par extension, on peut aussi se dire qu’ils réagissent aux angoisses à leur façon. Sinon j’ai eu les pleurs de « je veux jouer, je me fais grave chier à baigner dans ma couche les gens! » toute heure du jour et de la nuit alors qu’il avait trois semaines. Je me suis cassée la tête longtemps avant d’en trouver la cause de celui-ci.

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    1. docteurdoudou dit :

      Ah voila Ca fait plaisir de voir que d’autres mamans ont cette théorie aussi

      Aimé par 1 personne

      1. Serely Yaelle dit :

        Je vais t’avouer que ça me paraissait tellement évident que je ne pensais même pas qu’on puisse douter qu’il existe ce genre de pleurs ^^’ Genre le môme est cablé – littéralement – à sa mère pendant neuf mois, il est tout entier tendu vers elle à sa naissance, il absorbe tout pour s’assurer de sa survie, se cale sur son fonctionnement pour assurer sa survie toujours mais non, il n’aurait pas de pleurs ni de réactions spécifiques pour rassurer sa mère, ni établir un lien spécial avec elle. C’est juste une question de survie en fait. Sont pas un peu incohérents les détracteurs?
        Je pense vraiment que ton intuition est bonne, et sache qu’elle est partagée par plein d’autres mamans et de médecins ou professionnels (enfin au moins trois que j’ai pu rencontrer!) et que je t’encourage à dire « fuck » si on te dit le contraire, voilà! Na! 🙂

        Aimé par 2 personnes

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