Au four et au moulin

En France la durée moyenne d’un allaitement exclusif est de 3 semaines et bon nombre de mamans allaitantes envisagent le sevrage comme un passage obligé à la fin du congé maternité, soit aux 10 semaines de l’enfant.

Rappelons qu’en Suède le congé parental (partagé entre les 2 parents) est de 1 an et que le taux d’allaitement est de 98 % à la naissance de l’enfant, contre 65% en France. De même à 6 mois, 75% des petits suédois sont encore allaités exclusivement, versus 18 % chez nous. Gloups.

Indépendamment des aspects sociologiques et spirituels de notre vision occidentale de l’allaitement, le rôle du retour au travail de la maman à (seulement) 10 semaines de vie de son pioupiou semble être un facteur déterminant.

Or mesdames et messieurs, continuer à allaiter en travaillant, c’est tout à fait possible, et c’est même vachement cool.

Voici mon petit (pavé) argumentaire, émaillé de mon expérience personnelle, qui a pour seul but d’encourager les mamans tentées par l’expérience.

POURQUOI ?

• Parce qu’on a pas envie d’arrêter.

Que ce soit prémédité ou non, l’allaitement a bien démarré, la période des crevasses, engorgements, bouches mal ouvertes, est désormais terminée, l’avion de la lactation s’est bien envolé, et …. Et merde je reprends dans 3 semaines. Et ça me fait bien chier que mon bébé sous prétexte qu’il est français et pas suédois ne puisse pas continuer à grailler du bon lait de maman encore longtemps. Évidemment c’est à chaque maman de se poser la question sur ce qu’elle souhaite réellement. Certaines voudront à tout prix conserver un allaitement exclusif (ce fut mon cas), d’autres s’accommoderont d’un biberon de lait artificiel par ci par là, d’autres encore refuseront/ne pourront pas tirer leur lait et conserveront uniquement les tétées matin, soir et nuit (et que les choses soient claires, c’est déjà super !).

• Parce que cela adoucit la séparation

Là encore, cette composante est très personnelle, et il est bien évident que la séparation reste très difficile pour toutes les mamans et les bébés de France et de Navarre, quelque soit les situations, allaitement ou pas, cododo ou pas, mi temps ou temps plein …

En ce qui me concerne, la reprise du travail a été un déchirement absolu, une blessure terrible et ça l’est toujours. J’ai pleuré 2 jours non stop avant de reprendre, je serrais bébé contre moi et lui disait que je l’aimerai toujours … (oui oui je vous vois venir les forts en psycho au fond de la salle : j’ai sûrement stressé mon enfant) Bon et bien je me disais qu’au moins, je conservais ce lien unique et si bénéfique pour lui, que même si cette séparation à 3 mois de vie me semblait contre nature au possible, je respectais la dite nature concernant l’alimentation et l’autonomie de mon petit.

• Parce que ça reste l’aliment le plus adapté aux besoins de bébé

Inutile de redémontrer que le lait maternel reste le gold standard nutritionnel du petit d’homme, exclusivement jusqu’à ses 6 mois, puis 2 ans en complément de la nourriture solide, selon l’OMS comme chacun le sait : anticorps, acides gras exclusifs (désolée mesdames vaches, brebis et autres ruminantes, mais vous n’en fabriquez pas, la faute à personne, juste aux besoins d’un bébé homme qui avec son énorme cerveau sont bien différents d’un bébé veau), composition adaptée à l’âge de l’enfant, à la température, au contexte épidémiologique … vous savez tout cela.

• Parce que les mères allaitantes travaillent plus

Et voici l’argument choc à mettre sur la table de l’employeur : les bébés allaités sont moins malades (que ce soit les vraies maladies types rhume ou gastro, ou simplement les petits désagréments digestifs), les mères 2,5 fois moins absentes.

• Parce que la loi l’autorise

Point légal qui sera peut-être bon de mettre sur la table aussi : le code du travail et les articles L1225-31 et L1225-30 prévoient à la mère de disposer d’une heure pour tirer le lait ou allaiter l’enfant s’il est sur place ou qu’on lui amène, ce qui est possible si le bébé est dans une crèche d’entreprise, ce jusqu’au premier anniversaire de l’enfant.

L’heure peut être modulée, généralement on s’accorde sur 2 fois une demi heure. Selon les conventions collectives, cette heure n’est pas forcément payée.

Concrètement, on fait comment ?

Bon c’est bien beau tout ça, mais maintenant que je sais que je veux continuer les tétées, je fais quoi ?

• Je me familiarise avec le tire lait

Ce me semble la 1ère étape. Patientez néanmoins la fin du 1er mois que la lactation se mette bien en place.

Ce truc va être votre meilleur pote et vous suivre par monts et vaux pendant les quelques prochains mois. N’hésitez pas à en essayer plusieurs et à demander conseil à des sages femmes ou des conseillères en lactation. En vue d’une reprise du  travail, les critères essentiels d’un TL électrique me paraissent : double pompage, léger, petit, peu bruyant.

Si vous n’avez pas de prise pour tirer, vous pouvez opter pour un tire-lait manuel ou un tire-lait électrique qui peut fonctionner sur piles ; dans ce cas là, prévoyez 2 jeux de piles rechargeables et le chargeur dans votre sac (c’est un peu plus lourd et encombrant !).

J’attire particulièrement votre attention sur la taille des téterelles ! La taille standard est 24 cm, et est donnée sans avoir mesuré le mamelon au préalable. Erreur fatale qui peut conduire à des tirages inefficaces. Demandez à la sage femme de mesurer le diamètre de votre mamelon (après la tétée) et exigez cette taille à l’achat des téterelles. Autre point important : le tire lait doit avoir 2 réglages : vitesse et intensité. On règle d’abord sur « rapide et peu intense » et on passe progressivement sur « lent et très intense » ce qui mime une tétée.

Je rappelle que vous pouvez en louer un gratuitement auprès de votre pharmacie ou de prestataires à domicile, qui peuvent d’une grande aide pour vous familiariser avec la bête. Vous pouvez aussi en acheter, des manuels notamment.

Mes modèles chouchou : le LACTALINE de AMEDA et le PHYSIO de KITTET.

Vous pouvez profiter du congé maternité pour faire un à 2 tirages par jour, plutôt le matin car le lait est plus riche en eau et facile à tirer, et en même temps que le bébé tête ou juste après la tétée.

Je ne peux m’empêcher de glisser un mot sur le don de lait : vous pouvez contacter le lactarium du centre hospitalier régional et donner votre lait aux grands prématurés de réanimation néonatale. Cela sauve des bébés, vraiment.

•  Je constitue un stock au congélateur

Ce n’est bien sûr pas une obligation, surtout si on a décidé une semaine avant la reprise qu’on voulait continuer d’allaiter. Mais si ce choix a été anticipé, avoir une petite réserve est utile, notamment pour diminuer l’angoisse de devoir fonctionner à flux tendu.

« Pas de stress si j’arrive pas à tirer aujourd’hui parce que la réunion dure 4 heures, y a du lait au congèle ».

Ce stock pourra être éventuellement mis dans le congélateur de la nounou, utilisé des semaines après pour faire des crêpes, mettre dans le bain, laver le nez …

• Je reprends le travail, je suis motivée et organisée, adaptable et anticipatrice, je suis une super maman, je vais y arriver !

Le tire lait sous le bras, vous avez fait votre dernier bisou à bébé et, à la guerre comme à la guerre, prête à bouffer du lion (ou du patron), vous vous dirigez vers votre lieu de travail les seins tournants à plein régime.

Conseil : reprendre le travail en milieu de semaine permet de minimiser le changement de rythme pour vous, le bébé et vos nichons.

Bon et comment qu’on fait ?

L’idéal absolu du monde des bisounours gougouttes est de tirer toutes les 3 à 4 heures, 15 minutes. Évidemment dans la pratique ce n’est pas toujours possible, beaucoup de femmes ne travaillent pas seules dans un bureau calme, et ne peuvent ouvrir leur chemisier en regardant des vidéo du minidoux (pic d’ocytociiiiiine) sans que personne n’entre.

Le maitre mot est alors : adaptabilité, à la fois horaire et matérielle. La salle du fond se libère alors que vous arrivez à peine et que bébé a tété il y a 30 min ? Tant pis je vais tirer. Ma copine secrétaire va faire prendre un café et papoter ? hop je lui demande si je peux squatter son bureau. La réunion avec le chef de service s’éternise sur un sujet qui ne me concerne pas ? Je m’éclipse discrètement avant de reprendre.

Si vous avez l’occasion, le lieu, le temps, même si c’est 10 minutes et même si c’est pour 50 ml, allez y. L’essentiel pour un bébé de moins de 6 mois est de tirer 2 à 3 fois sur une journée de travail.

Pour celles qui sont en déplacement, congrès ou séminaire, plusieurs options s’offrent à vous.

Tirer à la main dans la voiture. Je l’ai fait et clairement j’avais l’impression de faire du trafic d’organes cachée au fond du parking à l’affût de la moindre silhouette en approche.

Demander au mec de la sécurité. Je l’ai aussi fait plusieurs fois quand j’avais des réunions ou cours dans des bâtiments publics ou hôtels. Le matin j’allais avec mon plus beau sourire me présenter à l’accueil ou au PC sécurité en disant que j’avais un petit bébé et que je devais tirer mon lait, peut-être ils auraient un petit local à me prêter à midi ? et un frigo ? et bien bingo à chaque fois le mec se mettait en 4 pour me trouver l’endroit et le frigo. Évidemment, ça relevait parfois de la salle sur demande au fin fond du couloir des archives, mais le fauteuil était confortable et je pouvais fermer la porte à clef.

Je ne croyais pas moi même que ce serait aussi facile … la pause déjeuner était bien sûr raccourcie, ou bien j’arrivais toute essoufflée en m’excusant, mais c’est toujours passé crème.

Si vous ne pouvez pas, il y a toujours l’option tirage à la main dans les toilettes au risque de passer pour la méga constipée de service.

• Je m’installe et je tire

Pour les TL électriques, le double pompage sera votre meilleur ami. Essayez de vous installer le plus confortablement possible, faites abstraction du lieu dans lequel vous êtes, et pensez à votre bébé pour favoriser le pic d’ocytocine et le réflexe d’éjection. Photos ou vidéos du bébé, l’imaginer en train de téter … vous voyez le truc.

Il existe des brassières qui maintiennent les téterelles toutes seules pour que vous ayez les mains libres, ce qui peut être très utile pour continuer à travailler sur l’ordinateur ou manger en même temps que le tirage, je l’ai utilisé également, c’est très pratique mais un peu plus long à installer.

Si les conditions ne se prêtent pas au tire lait électrique (toilettes d’une autoroute, arrière fond de boutique, voiture …), ayez confiance en vous et tirez à la main. Cette technique mériterait d’être apprise par toute femme allaitante. Je l’ai fait de très nombreuses fois, surtout quand j’avais oublié une pièce du tire lait (et meeeeeeerde ….) ou dans la voiture donc.

• Je conserve le lait

Là encore l’idéal est le frigo, mais la conservation en glacière est tout à fait possible.

Petit point sur les délais de conservation : 6 heures à température ambiante, 48h à 5 jours au frigidaire, 6 mois au congélateur. Une fois décongelé le lait doit être consommé dans les 48h et ne pas être recongelé, logique.

Ces temps ne sont pas additionnables.

Mais si vous avez tiré votre lait dans l’après midi, qu’il est resté 1 ou 2 heures à température moyenne (genre la glacière pas très efficace), que vous le mettez au frigo le soir et que bébé le boit demain, c’est bon.

Entre 2 tirages, vous pouvez aussi  conserver tout le matériel au frigo, ce qui vous évite de le laver, ça gagne déjà de précieuses minutes.

• Je maintiens ma lactation

Je ne vous cache pas que cette épée de Damocles pend au dessus de toutes les têtes des mamans allaitantes, surtout si le choix a été fait de conserver un allaitement exclusif, et d’autant plus si le stock au congélateur s’épuise, ou que les journées de travail sont longues et qu’on a pas pu tirer suffisamment.

1ère chose et la plus difficile : détendez-vous ! Le stress diminue la production. Nous ne sommes pas des machines, avoir 2 ou 3 jours en baisse n’a rien d’exceptionnel et ne signifie en rien que tout est foutu.

Le plus efficace pour vider un sein et donc stimuler la lactation (bien plus que le tire lait) reste un bébé. Donc les tétées devront être à volonté absolue et même plus lorsque vous êtes ensemble : matin, soir, nuit, week-end. Open-nibard. Miches à l’air. Peau à peau.

Vous pouvez aussi rajouter un tirage le soir ou les jours de congés si vraiment c’est la panique.

Gardez en tête que bébé grandit et que rapidement viendra le temps de la diversification qui réduira progressivement la quantité de lait.

Les lactogènes type fenouil sont d’une efficacité modérée et ne doivent surtout pas être utilisés en continu.

• Je continue de profiter du plaisir de l’allaitement

Parce que oui on se fait chier à jongler entre notre glacière et nos téterelles, et à afficher un sourire Colgate à notre boss qui nous dit « ah encore ? », mais en fait ce plaisir reste intact et est même décuplé.

J’attire votre attention sur la fameuse tétée des retrouvailles, celle qui réunit bébé et maman après la séparation et qui a tellement de bienfaits : tout le monde s’en retrouve apaisé, et la (courte) soirée passée avec le bébé commence déjà par un moment d’une qualité exceptionnelle.

• Je n’écoute personne (voire je mens)

Surtout pas les « tu n’aura plus de lait », « tu vas te fatiguer », « ça ne sert à rien », « c’est ridicule », « tu te sens pas esclave de ton enfant en plus de tout ça ?? ». Et je réponds oui oui à « il fait ses nuits hein ? », non non à « tu n’est pas fatiguée ? car l’allaitement ça fatiiiiiigue ».

Inutile d’informer tous vos collègues si cela ne vous paraît pas nécessaire. Une alliée qui vous préviendra quand la salle du fond est libre ou qui vous prêtera son bureau peut suffire amplement.

ET LE BEBE DANS TOUT ÇA ?

• Je ne l’habitue pas

Avant la reprise, inutile de vouloir l’habituer au biberon ou à la tasse ou de vouloir lui donner un rythme. Cela risquerait de diminuer les tétées et donc la production et ce n’est pas du tout ce qu’on veut ! A la demande et au sein jusqu’au matin de la reprise.

Puis vient la question du contenant. Le risque de confusion sein/tétine est d’autant plus grand que la maman sera beaucoup absente.

Le mieux est de présenter le lait dans un verre, un tasse, bref un truc qui ne ressemble en rien à un mamelon.

Il existe aussi des biberons spéciaux pour bébés allaités, bien difficiles, qui limitent le risque de confusion.

En revanche les biberons classiques « qui coulent tout seul » sont vraiment à proscrire, surtout pour un usage multiquotidien.

• Je lui fais confiance

Oui certains bébés refusent de boire ou diminuent drastiquement les quantités en l’absence de maman. Mais n’oublions pas le super pouvoir du bébé allaité : celui de l’autonomie et de la connaissance de ses propres besoins. On estime qu’il est capable de s’adapter sur une période d’une semaine et non pas d’une journée. C’est à dire que s’il boit moins 4 ou 5 jours par semaine, il tétera d’avantage les jours restants et les nuits. La marge de manœuvre est donc large, même si vous travaillez 50 heures par semaine, il lui reste 118 heures pour se rattraper ! Attendez vous les premières semaines à être réellement prise d’assaut … il peut être utile de prévoir des premiers week ends calmes pour maintenir les tétées et la lactation.

En terme de quantité, un bébé boit environ 800 ml. Divisez par le nombre de tétée et vous aurez approximativement ce qu’il prend à chaque tétée.

Durant votre journée vous devrez produire ce qui correspond à 3 tétées, globalement autour de 400ml. Vous pouvez bien sûr tirer plus, pour vous rassurer.

• J’en parle avec la nounou ou la crèche

Un de mes critères quand j’ai choisi mon assistante maternelle était qu’elle devait avoir un peu l’habitude des bébés allaités. Emmanuelle, si tu passes par là, you rocks.

Si ce n’est pas le cas, expliquez lui bien qu’un bébé allaité boit plus souvent et en petites quantités, elle devra lui proposer au début des 50, 80 ml, pendant 20 minutes, faire des pauses et apprendre à décoder les signes, bref continuer une alimentation à la demande.

Tenez bon, ne lâchez rien même si elle vous dit « qu’elle n’a jamais vu un bébé qui boit aussi peu !! ». Rassurez la et envoyez la consulter des articles de la leche ligue.

Expliquez lui bien aussi les règles de conservation pour qu’elle ne gaspille pas le précieux breuvage que vous vous êtes crevée le cul à produire.

Et bon si vous comptez enchainer sur la DME ensuite, autant qu’elle se fasse à vos mœurs étranges.

Lorsque j’étais enceinte je pensais arrêter l’allaitement à la fin du congé maternité, tout ceci me paraissait impossible, j’avais l’image d’une nana dépassée avec des vêtements tachés de lait et un bébé toujours collé à elle.

Et puis après un mois de tétées, j’ai réalisé que je ne voulais pas arrêter. Pas du tout. Surtout pour du travail que la société « m’imposait » de reprendre.

J’ai donc un peu anticipé, donné au lactarium, et tout s’est ensuite passé exactement comme je vous l’ai décrit. Des hauts et des bas, des moments de doute ou de panique, des nuits chaotiques, mais aussi la certitude que je faisais le bon choix pour moi et mon enfant. Il va avoir 20 mois et rien n’a changé, la tétée des retrouvailles est encore plus réjouissante (et pschiiiiit dans ta tronche mon bébou), j’ai toujours une poitrine de rêve et j’ai perdu 12 kilos. Faut bien tirer profit des bénéfices secondaires tout de même !

Évidemment j’ai essuyé des remarques, des jugements, des regards en coin, certaines blessures, que connaissent souvent les mères qui continuent d’allaiter après 6 mois.

Mais tout ça n’est rien, et passe très vite.

Alors écoutez vous et ne laissez rien vous décourager, à vos tires laits et comme on dit dans le jargon :  I make milk, what’s your superpower ?

3 réflexions sur « Au four et au moulin »

  1. Chez nous, c’est Nounours qui a lâché le sein de lui-même. Je lui donnais un biberon avant qu’il se couche la nuit pour pouvoir me reposer un peu, mais globalement, il était presque exclusivement allaité jusqu’à son cinquième mois. Où il n’a plus voulu du sein du tout. Je crois que c’est le Reflexion d’éjection Fort dont tu m’as parlé sur ton blog en commentaire qui l’a dissuadé de continuer. Mais perso, j’ai adoré allaiter, moins les pleurs et les faims beaucoup plus fréquentes mais bon. Je ne me serais pas du tout vue allaiter tout en travaillant. Avant ma grossesse je travaillais dans le commerce de bouche et le directeur était un jeune venant d’une chaine américaine avec le management dégueu qui vient avec (c’est à cause de lui que j’ai laché d’ailleurs!). Il m’aurait fait payer au centuple mes pauses tirage de lait, sans parler de l’équipe qui se serait bien payé ma tronche. C’est vraiment pas un milieu propice à ça. Je suis certaine aussi qu’on m’aurait fait bosser en horaires coupées, alors que je n’aurais pas pu rentrer chez moi me reposer et voir mon bébé, j’aurais été obligée de rester sur place et ça m’aurait fait des journées de fou. Bref job de merde.

    Du coup bah… je te tire mon chapeau de t’être accrochée ^^

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  2. Ma fille a 8 mois dabs 15 jours eg…le bonheur. Mes seins se gonflent pile quznd ça va être l heure d aller chercher ma Mathilde…. et on se retrouve, c est beau, c est bon… et ma grande fille de 4 ans et demi me fait un câlin, elle caresse la tete de sa soeur…❤❤❤❤ alors oui on galere, on se prend des remarques mais c est tellement beau… j adore ce superpouvoir! 😊

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