7 mois.

En premier lieu je tiens à m’excuser de ce titre d’article absolument nullissime et de mon manque flagrant de créativité. Voilà, on peut commencer.

Me voilà entrée de plein pied ou de plein bide (et de plein cul aussi) dans le fameux 3ème trimestre, celui qui est souvent décris comme le pire, celui ou chaque jour est plus pénible que le précédent, alternant calvaires physiques divers et variés (prenez n’importe lequel de vos organes, y aura forcément un truc qui va merder de toute façon), aux tortures psychologiques de la couvade et de la couleur de la peinture de la chambre de bébé.

Et bien en ce qui me concerne, les fins de grossesse (oui bon j’en suis à presque 2, laissez moi me la jouer taulière de la grossesse, ça me fait plaisir), sont souvent plus agréables que les débuts et milieux.

1er trimestre.

Celui se résume en 3 mots : vomis, grignotage, vomis. S’arrêter sur le bord de la route pour dégobiller dans le fossé, avoir dans son sac l’intégrale du choix de fruits secs de la bio cop à ne surtout pas exposer aux yeux de tous (et encore moins de son chef) au risque de voir toutes les paires d’yeux zoomer sur mon ventre pourtant inexistant, se lever en pleine nuit finir le St Albray ou dévorer un concombre acheté en urgence sur le parking du Lidl … Tel a été mon quotidien pendant plusieurs mois.

2ème trimestre.

Je ne vais pas te mentir, celui qu’on nous vend comme étant le plus épanouissant aussi bien physiquement qu’émotionnellement (tu vois la femme enceinte des pubs envie de fraise que t’as envie d’égorger tellement elle est canon ?), est encore une fois pour moi le plus éprouvant.

D’abord car je vomis toujours. Moins, mais la plus infime des odeurs ou visions un peu limite me fait courir illico aux chiottes. Et dans quel état sommes nous le matin à 7h quand nous courons enceinte de 5 mois sur le trône tel Usain Bolt qui sprinterai en traînant l’équipe de Rasta Rocket plus le bobsleigh derrière lui ? Fraiche comme la rosée du matin, habillée d’une nuisette sexy certes, mais aussi la vessie pleine avec une goaould en pleine forme qui joue au foot avec.

Inutile de te faire un cours de physique quantique sur les effets de la pression abdominale sur un périnée, aussi béton soit-il, portant le goaould sus-mentionné. Je tire la chasse sur ma dignité, je vais changer de nuisette (ah ben c’est bizarre il reste plus que des culottes hautes kiabi et la chemise de nuit de ma grand mère).

Ensuite et surtout car le rythme de parents qui travaillent avec un enfant de 2 ans et demi qui se réveille encore toutes les nuits, sans véritable relais familial aux alentours relève, vous le savez, d’un ultra trail au sommet des andes. Ajoutons une grossesse dans l’équation et nous obtenons 2 ultra trails d’affilée. Sans ré approvisionnement. Ma seule obsession était de poursuivre le travail le plus longtemps possible pour valider mon stage, et j’ai rapidement adopté la technique du « un jour après l’autre », équivalente à « un pas après l’autre », autrement dit tenir au mental à tout prix. J’ai retrouvé avec bonheur les méthodes de la micro sieste dans les chiottes du travail ou dans la voiture et les shoots de bouffe de 16H pour tenir jusqu’à 19h.

Enfin l’arrêt de travail (libéréééééée, délivréééééée) vient à 30 SA et c’est donc depuis 1 semaine que j’assume moyennement mes 2 heures de sieste quotidiennes durant lesquelles je tombe comme une bûche.

3ème trimestre.

Même si mathématiquement parlant, cela fait plus d’un mois que j’y suis, je me sens enfin vraiment dans la maternité depuis quelques jours. Et j’ai pu faire quelques points sur mon état physico-émotionnel, que je te partage …

fbt

Point contractions : 3 à 4 par jour, non douloureuses. Je te rappelle que je rêve d’un AVAC (accouchement vaginal après césarienne) et que je bénis le ciel pour chaque signe qu’il m’envoie en cette direction …

Point vergetures : quelques petites nouvelles ont fait leur entrée dans la cour des plus grandes. Sur les flancs, pas sur le ventre, et j’ai d’ailleurs senti une nuit en me retournant que ça craquait …

Point bouffe : je reprend le contrôle de ce que j’ingurgite, étant moins fatiguée. Finies les fringales et les paquets de gâteaux engloutis sous la cape de maternité.

Point poids : attention âmes sensibles ou diététiciennes sautez ce paragraphe. J’ai pris 13 kilos. Voilà c’est dit. J’attends la brigade des femmes enceintes healthy sport et beauty de pied ferme. Pour ma première grossesse (mode taulière on), j’en avais pris 16, et j’avais même perdu un peu de poids le dernier mois. Faut dire que les brûlures d’estomac ralentissent grandement l’entrain à saucer la crème fraîche ou à finir le pot de crème au chocolat du petit.

Point logistique : aucune avancée de ce côté là. On sait toujours pas si on fait une chambre à la place du bureau, et ce qu’on fait du clic clac. 2 seules certitudes : le lit cododo reprendra du service pour plusieurs mois, et je veux un tippi pour les enfants (les enfants putains, j’ai dit LES enfants !!!!!).

Point thèse : nan je blague.

Point dos : ok là je fais moins la maligne. Je douille grave malgré les étirements, les massages de mon cher et tendre et la fameuse « péri du papa ».

Point sommeil : déroulant directement du point dos et du point poids. 4 oreillers, le coussin d’allaitement et un traversin ne suffisent pas toujours à trouver la position adéquate, et parfois cela relève du vrai casse tête. En effet, le bébé a la tête en bas et le dos à gauche (AVAC en bonne voie les gars !!) et je devrai donc être plus confortable allongée sur la gauche. Mais je dois avoir un truc comme un début de sciatique à gauche justement, et je ressens assez rapidement le besoin de me tourner vers la droite … ouais enfin rapidement … on se comprend. Mais sur la droite, ça remonte de l’estomac et bébé m’appuie je sais pas où dans les entrailles avec ses petites mains/pieds/tentacules. Et sur le dos me direz vous ? ok je soulage les dorsales en plaçant le coussin d’allaitement comme une coque autour de mon dos, mais du coup les lombaires trinquent. Et inversement si je place le coussin sous mes fesses et mes jambes, les dorsales hurlent à l’injustice. J’ajoute un petit garçon qui vient rejoindre papa et maman chaque nuit ou au petit matin, un chat obèse à mes pieds et le tableau est complet. D’où les 2 heures de siestes quotidiennes.

mde

Point angoisses : comment on fait avec 2 ? Matériellement, physiquement ? J’aimerai cet enfant autant que j’aime mon tout doux, je les aimerai encore plus à 2, mais bon dieu, comment on fait ? Une paire de bras va-t-elle pousser à l’endroit des nouvelles vergetures ?

En attendant je profite de ces moments de femme enceinte seule quelques heures de la journée, des rediffusions de desperate housewives, de ce début de printemps et surtout de ce gros ventre et ce gros corps que beaucoup de femmes ou de mamans n’ont pas la chance de porter pour cause d’infertilité ou d’accouchement prématuré.

Je n’oublie pas que ces joies de fin de grossesse ne sont que poussière comparées aux terribles angoisses de la menace d’accouchement prématuré, de la pré-éclampsie, du retard de croissance intra utérin ou d’une hospitalisation en réa néonat.

Je lève mon verre de perrier tranche à votre courage et à celui de vos petits bouts.

 

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